Dès le départ de cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Loïc Féquet a choisi une stratégie prudente et saine pour sa première transat en Class40. L’enjeu pour lui et son partenaire, la société Tibco, étant de créer un moment fort d’échange le temps de cette épreuve pas comme les autres.

1400 tib’s au départ !

Depuis le lancement de ce partenariat au printemps dernier, l’entreprise Tibco, spécialisée dans le numérique, a en effet choisi de consacrer cet engagement à sa communication interne et B to B. L’engouement a été immédiat et unanime : lorsque le malouin a coupé la ligne de départ le 4 novembre dernier, les 1400 « tibs » (nom que les collaborateurs de Tibco se donnent) étaient avec lui !

Depuis 13 jours, ils le suivent et vivent sa course au quotidien. De son côté, Loïc comme une majorité des 123 solitaires de cette épreuve, a dû composer avec la météo dantesque de la première semaine. Sa route sud lui a permis d’éviter le pire. Il a juste perdu ses « aériens » (girouettes qui fournissent de précieuses informations au pilote automatique). Un « pit-stop » de quelques heures, le 8 novembre dernier, à Cascais (au Portugal) et tout était rentré dans l’ordre.

Le bateau ne demande qu’à accélérer !

Depuis, il glisse sur la route des alizés, optimisant sa route et ses réglages au grès des grains et des caprices des hautes pressions de l’anticyclone des Açores. Avec bonheur et efficacité, il découvre le potentiel de son bateau (vainqueur de la dernière Route du Rhum aux mains d’Alex Pella).

« Tout va bien à bord de Tibco depuis le passage de Madère, c’est enfin la vraie traversée après la punition de la première semaine, c’est la délivrance. Ça glisse tout le temps, des bons surfs à 19nds. Quelques grains trainent sur la route histoire de mettre un peu de piquant, le vent passe de 20 à 28 nds d’un coup ! Je découvre encore le bateau, il ne demande qu’à accélérer ! », écrivait Loïc il y a deux jours.

Cap à l’ouest

Au coude à coude avec Miranda Merron (Campagne de France) depuis quelques jours, Loïc a ce matin décidé de « couper le fromage » vers la Guadeloupe. En effet, l’anticyclone des Açores (et ses calmes plats) se décale vers le sud, contraignant les solitaires à descendre toujours plus, s’écartant encore de la route directe pour aller chercher les alizés. Après une journée de « plein sud », le malouin vient de virer pour faire route à l’ouest : il fait le pari de traverser une petite zone de calme pour aller chercher un flux de secteur nord-est porteur d’ici demain… A suivre !

Photo spi Atlantique
Photo de Loïc Fequet
Embarqué avec Loïc
Class 40 Tibco Skippeur Loic Fequet
Navigation Loïc Fequet