Contraints de se dérouter sur les Bermudes à cause de leur avarie de safran, Loïc, Arnaud et Benoit profitent de ces 3 jours de navigation pour préparer au maximum la réparation et faire en sorte que leur escale technique soit la plus courte possible.

Nous allons préparer un schéma et une photo de la pièce cassée pour préparer le terrain, expliquait Loïc hier soir.

A terre, le nécessaire a été très rapidement fait pour trouver le port le plus facile d’accès pour un voilier de course de 3 mètres de tirant d’eau et un soudeur inox en mesure de réparer au plus vite cette rotule de safran.

Ce matin, le Class40 Tibco est à 370 milles dans l’est-sud-est des Bermudes, le trio bénéficie d’une brise médium de secteur sud qui les pousse dans la bonne direction, mais ils font attention à ne pas aller à plus de 10 nœuds afin de ne pas forcer sur leur réparation de fortune.

« Ce n’est pas simple, car il faut barrer tout le temps : le pilote ne gère pas les mouvements anormaux du safran. Nous arrivons à aller où nous voulons, nous sommes grand-voile deux ris et Solent pour ne pas dépasser les 10nds. Dans les surfs, la vitesse monte à 8nds de moyenne. Nous ne pouvons pas donner d’ETA pour les Bermudes, la météo en décidera… L’aventure continue ! »

Au rythme actuel du trio, ils pourraient rallier l’archipel britannique d’ici deux jours.

 

 


Retour sur le fil des aventures

Le 27 mars Après Midi

Les Tib’skippers sont en train de vivre le quotidien des tib’s : ils sont en mode « intervention réparation » depuis hier.
Le point sur la situation avec Loïc :
« Nous avançons à 7 – 8 nds vers les Bermudes, nous ne pouvons pas faire mieux. Nous allons donc mettre au moins 64h pour rallier ces iles.
Et comme on ne connait pas cette zone de navigation et que l’entrée du port à l’air compliquée, nous attendrons le jour si besoin avant de tenter une approche.
Une fois sur place, il faudra que nous trouvions un soudeur inox et des ronds inox pour renforcer les rotules (cf. photo d’hier).
Pour l’instant, nous faisons route juste avec des bouts (cordages), en guise de rotule. Les axes réparés ont cassé les uns après les autres : il y avait trop de jeu et pas de soudure en plus.
Avec des ronds de 20mm et des soudures ça devrait être plus costaud que neuf.
La réparation prendra au moins 24h minimum avant que nous ne puissions repartir. » 

Le 27 mars matin

Suite à leur avarie de safran, les Tib’skippers sont contraints de se dérouter sur les Bermudes « Bonjour,
au vu des conditions météo à venir, nous préférons nous dérouter sur les Bermudes qui est la côte la plus proche pour sécuriser le bateau et les marins (500 Mn seulement contre 1500 Mn pour Horta), et nous serons au portant pour aller aux Bermudes dans un vent moyen, sinon il fallait faire du près dans
plus de 20 nds pendant au moins 400 Mn pour rallier les Açores.
Nous pourrons trouver du matériel sur place pour réparer.
A part ça, tout va bien à bord ! »


Le 26 mars Après-Midi

Avaries suite … le roi de la mécanique est à l’oeuvre.
Vive la complémentarité de l’équipage ! Et leur sens de l’humour… Des tib’s !!!

Voici les nouvelles du bord :
« Re bonjour,
depuis le lever du jour pour nous,
nous avons été obligés de trouver une solution pour remettre en route le safran bâbord, le safran tribord ayant lui aussi cassé de la même manière (cf photo).
On a trouvé l’axe du vérin de pilote de secours qu’on a réussi à rentrer dans les deux pièces cassées et qu’on fait tenir avec des bouts bien tendus sur un winch (cf photo).
Pour l’autre safran pas encore trouvé l’axe parfait mais le roi de la mécanique réfléchit à une solution pour le safran tribord à base de scie à métaux boulons et écrous.
Benoit pense ouvrir une annexe à Miniac motoculture au 26° 33 N 57 29 W
A part ça tout va bien nous sommes toujours en course ! »

Le 26 mars matin

Loïc Fequet nous informe d’une avarie :
« Bonjour,
Depuis hier soir nous faisons route à vitesse réduite vers les Açores, la rotule haute du safran bâbord a cassé, et nous n’avons pas cette grosse pièce de rechange à bord.
Le safran est toujours à poste et nous le maintenons avec des bouts dans son logement haut.
L’autre safran fonctionne bien mais comme nous devons faire encore beaucoup de tribord pour aller aux Açores nous sommes obligés de réduire la vitesse pour ne pas casser et gérer le bateau jusqu’aux Açores.
On espère pouvoir faire du bâbord mais a priori c’est pas pour tout de suite.
Depuis hier soir nous sommes entre 8 et 10 noeuds.
Je ferais une photo quand il fera jour pour illustrer
Bonne journée. »