Une question d’équilibre entre exhaustivité et pragmatisme

Une approche exhaustive du TCO est complexe car celle-ci consiste à avoir une vision globale du coût de possession, non seulement les coûts directs liés à l’acquisition du hardware et du software, mais aussi tous les autres coûts directs ou indirects liés au cycle de vie : services supports, déploiements, formation, maintenance, stockage, développements spécifiques et même les coûts liés aux usages ou aux arrêts de production.

C’est cette approche exhaustive qui rend la tâche complexe, difficile et décourage les entreprises à aller jusqu’au bout de la démarche.

Notre solution consiste donc à simplifier l’approche, en délimitant les contours du TCO sur un périmètre matériel et service plus restreint mais clairement défini. Cette approche pragmatique permet d’atteindre l’objectif fixé : avoir un référentiel de coût (global mais non exhaustif) et en faire un vrai indicateur de pilotage économique mesurable et dont la tendance pourra être observée dans le temps.

Le périmètre matériel

Les infrastructures distribuées constituent le socle matériel nécessaire au bon fonctionnement du poste de travail : imprimantes, scanners, périphériques, équipements réseaux, serveurs …

Il faut délimiter le périmètre matériel pris en compte en se basant sur les critères suivants :

  • Prendre en compte uniquement les équipements dont la gestion de parc est maitrisée ou maitrisable (quantité, caractéristiques, vétusté, localisation …)
  • Ecarter les équipements exotiques ou non généralisés
  • Définir un périmètre matériel permettant d’avoir des éléments de comparaison pertinents, par exemple liés à une typologie de site ou d’utilisateurs

Le périmètre service

dominique-boulayL’objectif est ici de définir tous les items service permettant de couvrir le cycle de vie : installation, déploiement, maintenance, assistance, support, approvisionnement, stockage.

Les critères de choix sur les services sont :

  • Identifier les services dont on peut valoriser les coûts ;
  • Proposer des services déjà externalisés ou ceux qui sont externalisables ;
  • Préférer les services sur lesquels un niveau d’exigence peut être facilement positionné ;
  • Écarter les services trop spécifiques ou non applicables sur l’ensemble de l’infrastructure.

Article rédigé par Dominique BOULAY – Directeur d’Activité Infogérance

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