Ainsi, à peine franchi le cap Finistère, il a fait route vers un autre cap Finisterre, espagnol celui-là. Et il s’y est tenu. Il est comme ça Loïc : il dit, il fait ! Une grande qualité à terre, mais aussi en mer. Lorsqu’une option a été choisie, il faut s’y tenir : c’est la seule façon de l’exploiter pleinement.

Après 48h de course, le Tib’skipper est donc le plus sud de toute la flotte des Class40. Ce positionnement va lui permettre de glisser en dessous du gros système dépressionnaire qui occupe, en ce moment même, une bonne partie de l’Atlantique nord !

Loïc évolue ce matin, comme ses camarades de class40, dans un flux de secteur ouest soutenu de 30 – 35 nœuds et dans une mer formée et croisée : des conditions inconfortables et peu propices à la vitesse, mais qui restent maniables. Ce régime humide va durer un peu en revanche pour Loïc et les autres sudistes : la dépression ayant en effet glissé, elle aussi, vers le sud…

La nuit prochaine, la brise devrait s’orienter au nord-ouest, le vent sera alors travers à sa route, au lieu d’être pile dans son axe : une allure plus confortable et plus efficace.

Sa position très décalée de la route directe le place ce matin en 18e position, mais les fruits potentiels de son option ne seront à récolter que dans quelques jours…

Cap au sud